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 Miss Hell, la gagnante du concours de beauté des morts-vivants
Nordic Goddess
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Emploi/activité : Aide socio-psychologique, psychopompe et bonne vivante

# Miss Hell, la gagnante du concours de beauté des morts-vivants   
Dim 11 Mar - 21:25


Miss Hel




Identité

Autres noms :
Hel,  Hela, Lokidóttir, Helheim, Hell, Helle, Hellia, Hella, Helja, Hölle, Helvete
Âge :
La trentaine en apparence
Deux mille ans environ en vérité, dont la moitié aux Amériques
Nature :
Déesse (Asyne et Jötunn)
Origines :
Mythologie Scandinave
Situation familiale :
Mariée ou veuve, selon le point de vue. Pour expliquer plus amplement faut un peu de contexte. Loki est, comme vous le savez surement, métamorphe ; hors il se trouve qu’avec Angrboda, ils ont essayé pas mal de trucs sexuellement parlant. Je suis leur fille benjamine, après un loup géant et un serpent plus grand encore, et je préfère pas connaitre la tête que Papa avait quand il s’est tapé Maman. Du coup, je suis une mort-vivante et ai été missionnée régner sur le monde des morts où j’ai rencontré mon mari. Ainsi, je suis mariée avec un mort donc ça fait quoi à votre avis ?
Orientation sexuelle :
Inconnue. Disons que tant sur le plan physique que sur la relation à distance avec mon mari outre-tombe, ça n’a jamais été simple et qu’on a un amour plutôt platonique. Mais un amour platonique fidèle.
Occupation/Métier :
Alors, je travaille en tant qu’aide médico-psychologique dans une maison de retraite. Officiellement, mon métier consiste à intervenir auprès de personnes âgées dont la situation nécessite une aide au développement ou au maintien de l’autonomie sur le plan physique, psychique ou social. Officieusement, je leur tiens compagnie pour limiter leur solitude en attendant leur mort ; ce qui est super-joyeux comme vous vous en doutez. Néanmoins, cela me permet de leur parler de la mort, de leur foi et de parfois pouvoir les accompagner dans l’au-delà, les aidant et cultivant la croyance envers moi.
Sinon, je rattrape la neutralité de mon karma en me laissant aller dans des aventures et des mésaventures. Soirée branchée, comique de scène, bagarre de bar, parfois tout à la fois… j’aime à dire que "je ne fous pas la merde" mais que "je ne fais que la remuer". Pour être franche, je cherche les gens comme les embrouilles et je les trouve assez souvent. C’est drôle et ça ne va généralement pas plus loin que les urgences mais c’est déjà arrivé plusieurs fois que je me retrouve dans des affaires de mafias ou de divinités. C’est pas bon pour la ligne mais une fois de temps en temps on peut bien s’autoriser un petit écart, non ?
Particularités :
Quoi ma gueule, qu’est-ce qu’elle a ma gueule ? Elle est décomposée… démonstration magistrale de ce qui saute aux yeux, merci. Si cela peut vous rassurer, y’a pas que ma gueule qui fout le camp ; y’a la moitié de mon apparence. Laquelle ? La gauche. Vous écoutez pas les discours politiques ? C’est toujours à gauche que ça fout le camp, que c’est pourri, etc. Ben chez moi c’est vrai… pour une fois que les politiques disent pas que des conneries ! Qu’on se rassure, je reste bonne ; j’arrive à être bonne et passée de date en même temps, c’est paradoxal.
Mais mon comportement aussi est paradoxal donc tout va bien. Je suis, d’un côté, la douce déesse des morts ; l’une des rares figures bienveillantes de la mort à travers le monde. Il fallait bien essayer de se démarquer, que voulez-vous. D’un autre côté, je suis une déesse guerrière qui trompe sa misère avec des emmerdes. Pour le coup, je pense que je me démarque beaucoup moins. Loin d’être lunatique, je peux être gentille et compatissante comme je peux être espiègle et violente fonction de mes moments. Il faut voir cela comme une forme de protectionnisme : je suis bienfaisante envers mes protégé(e)s et malfaisante envers mes adversaires. Encore que malfaisante… je ne m’en prends jamais gratuitement donc il n’y a pas de victimes mais que des volontaires.
D’ailleurs, la principale chose dont les gens sont victimes chez moi c’est mon humour : il est mortel. D’un autre côté, si je ne veux pas me tuer au travail ou mourir d’ennui, il faut bien que j’essaie d’être morte de rire. Le risque c’est de mourir de honte mais, comme on dit, le ridicule ne tue pas. Et je suis immortelle. Ça aide… beaucoup.
Avatar : Lesley-Ann Brandt
Pouvoirs & Attributions

Dites, vous vous demandez pas ce qu’il y a après la mort, vous ?
Chez les chrétiens, malgré qu’ils soient pas tous chrétiens pareils, on a une grande tendance : le corps meurt mais l’âme survie et va devant Dieu pour savoir si elle peut aller au Paradis. C’est comme quand t’arrives devant une boite de nuit : soit t’es suffisamment classe et le videur te dis "vas-y, entre", soit tu l’es pas. Dans ce second cas, tu as deux possibilités. Une : tu attends sur le Purgatrottoir, te tourmentant sur tout le mal que tu as fait durant ta vie jusqu’à ce que tu te dises "bon, c’est bon, j’ai compris, ça je le referais plus surtout que je suis mort donc je peux pas le refaire ; à moi les cocktails". Deux : tu as fait tellement de mal dans ta vie que t’es envoyé dans un club échangiste BDSM qui, vu que t’es une personne mauvaise, devrait plutôt bien te plaire. Bah oui, tu vas te retrouver avec des gens comme toi là-bas. Ça s’appelle l’Enfer.
Chez les Grecs, c’était beaucoup plus simple : après ta mort tu vas aux enfers, quoi que t’ai fait. Mais c’était pas tellement une boite de nuit leur truc, pourtant le nom du proprio était marqué dessus : Hadès. C’était plus une maison de retraite, avec des parties plus ou moins cool fonction de ta vie, et pas la mort pour t’en libérer.
Chez les Scandinaves, et là c’est la partie qui nous intéresse je vous le cache pas ; juste que mon intro est trop longue. Donc chez les scandinaves, on a le principe de l’Hadès grec mais aussi du Paradis chrétien ; il nous manque juste le trottoir. Le plus connu de nos paradis est la Valhöll, ou Walhalla, où Odin accueille les humains ayant connu une mort glorieuse à la guerre loin de chez eux. Mais on en a un autre, la Sessrumnir, où Freyja reçoit les humains morts dans la bataille pour défendre leur foyer et leur clan. Par contre, pour tous les autres, toutes les "morts de paille" causées par la maladie ou l’âge et donc pas suffisamment classes pour aller en boite de nuit, il y a la maison de retraite ; j’ai nommé l’Hel ou l’Helheim. Le Royaume d’Hel. Mon monde, quoi, l’enfer version scandinave ; et c’est mon nom qui a donné le mot anglais pour enfer, d’ailleurs. Classe hein ?
Enfin bref, comme vous l’aurez compris, je suis une déesse des morts dont les autres dieux ne veulent pas. C’est moins classe déjà mais ça assure une grosse clientèle. Dans la tradition odiniste préchrétienne et de l’Ásatrú moderne, je suis la douce déesse des morts. Dans la vision christianisée, je suis dévaluée et diabolisée comme il se doit.

Dans les deux cas, mon attribut le plus remarquable est d’avoir "la moitié du visage plongée dans les ténèbres de la mort et l’autre dans la lumière de la vie". Chez les Scandinaves, je suis d’un côté d’une beauté inhumaine et de l’autre un cadavre. Chez les chrétiens, je suis d’une laideur effroyable avec un côté noir pourrissant et l’autre livide. Vous comprenez mieux pourquoi je taille les chrétiens maintenant, c’est de bonne guerre. Mais on reviendra sur ce détail tout à l’heure.
Le principal pouvoir lié à cet attribut est d’être à la fois morte et vivante. Outre me permettre de faire la Zombiewalk sans maquillage, cela me confère des capacités propres aux morts-vivants : je ne ressens pas la douleur ou la fatigue, suis immunisée aux maladies et aux poisons, dispose d’une force surhumaine mineure car indépendante de ma masse musculaire, n’ai aucune peur car pas d’instinct de conservation ni aucun besoin biologique (nutrition, repos, etc.) pour continuer à exister. Dieux merci, ma nature divine m’évite de me décomposer avec le temps tandis que, dieux non-merci, des armes magiques spécialisées contre les morts-vivants ou les dieux ont les effets normaux sur moi. D’ailleurs, mon insensibilité face aux dégâts physiques ne les empêchent pas de "me faire perdre des bouts" et ils ne repoussent pas naturellement, il me faut ingurgiter de la viande ou du sang pour réparer les éventuelles dégradations. Si l’on veut positiver, je peux manger et boire même en étant morte-vivante ! Me saouler par contre, c’est pas la même limonade…
Autre petit problème, ben c’est que c’est pas super d’être une mort-vivante, socialement parlant. Enfin, j’ai pas suivie la série I Zombie mais, pour ma part, j’ai tâché de résoudre cette difficulté esthétique. Le maquillage, c’est aussi pour cacher la misère non ? Mon maquillage à moi est un charme magique qui me fait sembler complètement vivante, même si ce n’est pas le cas, et je peux m’en doter comme m’en défaire d’une simple pensée.

Mon second attribut, le plus célèbre, est celui d’être la Déesse des Morts. Evidemment, messieurs les chrétiens voient cela d’un mauvais œil alors que chez les scandinaves la mort n’est ni bonne ni mauvaise ; elle est, point. Je défis quiconque de me contredire sur ce sujet… à la limite, je peux vous accorder que la mort a un sens de l’humour cruel mais vous m’accorderez qu’il est plutôt sympa.
Qu’importe, je suis avant tout une divinité psychopompe ; une guide des âmes. Mon rôle est de conduire les esprits des défunts définis tout à l’heure et leur vaisseau pour suivre le courant de l’une des douze Élivágar qui les conduira à leur place au sein de mon royaume ; l’Helheim. Pour les gens qui n’ont pas la possibilité d’être inhumés dans de vrais navires, je suis capable de transformer leur tombe naviforme en un vaisseau. Nul besoin de mettre des pièces sur les yeux afin de payer la traversée, personnellement je récolte juste les ongles pour construire Naglfar, une arche de Noé style gothique-glauque. Chacun tue le temps à sa façon et vous croyez que c’est plus rapide de faire des constructions en allumettes ? Et puis j’ai jamais dit que je le construisais toute seule mon bateau.
Ensuite, un point sur lequel insistent bien mes détracteurs, je suis une divinité nécromancienne. Mais pas la nécromante de niveau 3 qui vous envoie autant de Zombies pour faire vos armes à Donjons & Dragons ; je suis une déesse, noms des dieux ! Lors du Ragnarök, c’est l’entièreté de mon royaume que je suis sensée offrir à Loki, mettre sur Naglfar et envoyer combattre à l’encontre des dieux scandinaves ; auxquels je rendais l’un d’entre eux décédé histoire de rester neutre dans le conflit. Ouais, complètement, je suis neutre en aidant les deux camps moi. Comme la Suisse, sauf que je suis pauvre. Bon, comme le Ragnarök n’est plus au programme, on se contentera de dire que je peux me faire des serviteurs morts-vivants en nombre raisonnable ; qu’il s’agisse d’animer des corps dans un cimetière ou de faire revenir des gens de mon royaume pour me servir. Je sais pas si on peut vraiment compter ça comme ramener à la vie… un avis ? Ou un adieu alors ?
Enfin, parce que les chrétiens n’avaient de cesse de dévaluer et diaboliser les créatures merveilleuses païennes, j’ai obtenue la capacité de répandre la maladie et la vieillesse afin de passer de déesse accueillant les morts à monstre faisant des morts. De mes mains, je peux répandre la peste et faire vieillir prématurément sans même avoir besoin de toucher autrui ; une capacité que je n’aime pas utiliser et qui, de plus, est 100% inutile contre les dieux immunisés à la maladie comme à la vieillesse.

Maintenant, j’espère que vous vous souvenez du fait que taper sur les chrétiens c’est de bonne guerre ; on y revient justement. Contrairement à ce que mes grands amis ont dit, Odin ne m’a pas bannie des dieux mais à la place je suis une hypostate de Freyja ; traduction, je suis une "sous-Freyja". Pas sure que ça soit bien mieux d’être la larbine d’une autre divinité de la mort mais on fait avec ce qu’on a. Le bonus c’est que je partage donc d’autres attributs avec eux-deux, notamment celui d’être une déesse guerrière.
Je sais donc me battre comme il se doit. Avec un style lié aux Arts Martiaux Historiques Européens et à quelques autres récupérés en cours de route, je peux rivaliser avec un maitre d’arts martiaux ! Liée à Freyja, cela doit me servir surtout à défendre mon royaume mais bon c’est comme pour tout : y’a la théorie et la pratique. En règle générale, mes expertises au combat à mains nues, à l’arme d’hast et aux lames me servent surtout à me défouler. Mes capacités tactiques et stratégiques sont donc beaucoup moins utilisées mais n’en restent pas moins existantes, sans arriver à la cheville de celles d’Odin.
Comme toute militaire, j’ai un équipement spécialisé. J’entends déjà les chrétiens et leur "elle a pour seuil la Perfidie, pour lit la Maladie, pour écuelle la Disette et pour couteau la Faim"… alors oui, je les ai, mais c’est de votre faute ! J’ai aucun souci à m’essuyer les pieds sur la Perfidie, ça change totalement la symbolique du truc, par contre dormir dans la Maladie c’est pas hygiénique du tout, manger dans la Disette c’est un oxymore et si vous m’embêter trop avec la Faim elle va vous tenailler le ventre ! A bon entendeur… Sinon pour le reste du matos, les traces archéologiques parlent d’un sceptre ou d’une lance, un peu à la Odin quoi. Avec le temps cependant, je me suis faite toute une collection d’armes obtenues chez les humains, qu’elles soient à lames ou à feu.

Enfin, vous serez heureux d’apprendre que je suis pas toute seule dans mon monde des morts ! J’ai mes morts, oui, en effet. Nan mais on n’y pense jamais assez aux morts, après tout, et c’est une honte pour moi de les oublier. Après, je voudrais parler de quarte de mes sujets en particulier ; tous quatre bénéficiant du même charme que moi pour éviter de trop se faire remarquer.
Le premier est mon mari, Dyggve. C’est un ancien roi suédois mais sinon c’est un humain normal ; à ceci près qu’il est mort quoi. Inutile de s’attarder dessus, donc… par contre si quelqu’un a le numéro d’urgence pour les hommes battus qu’il me le passe !
Le second est mon neveu, Garm ou Garmr, ce qui signifie "Hurleur" ; un chien-loup demi-dieu mais pas mort-vivant, parce qu’on n’a assez de noms-composés. Tout comme son père Fenrir serait capable de tuer Odin lors du Ragnarök, Garm serait capable de tuer Tyr ; celui-là même qui est manchot à cause de Fenrir… les histoires de famille, je vous jure. S’il est sensé être enchainé en Helheim jusqu’à ce que je le détache pour le Ragnarök, ça fait un moment que je promène Garm ailleurs puisque le Crépuscule des Dieux n’est plus au programme. Outre qu’il a besoin d’être sorti comme les autres chiens, c’est un très bon neveu de compagnie.
Le troisième est le Helhest. C’est un cheval fantôme à trois jambes qui annonçait la maladie, les accidents et surtout les décès ; une influence de la Mort comme cavalier de l’Apocalypse chez les Chrétiens. Au moins m’ont-ils apporté un truc cool, même si toute personne qui voie le Helhest est sur le point de "fermer les yeux et de s'en aller", c'est-à-dire de mourir. On dit que la vision du cheval ou le simple fait d'entendre ses pas s'avèrent mortel mais, rappelez-vous que je suis diabolisée par les chrétiens, du coup le mien est juste un annonciateur de mort, pas un meurtrier ; plus du genre de l’Ankou ou de la Banshee quoi. Contrairement aux deux précédent, le Helhest est capable de faire des allers-retours entre Helheim et les autres mondes seul, ainsi que de transporter une ou deux personnes sur son dos.
Finalement, vous avez déjà entendu parler du quatrième même s’il va vous surprendre : Naglfar. Oui, c’est le bateau construit à partir des ongles des morts… Non, il n’a pas de conscience en lui-même mais il reste le principal moyen de revenir du monde des morts, surtout en transportant des gens, et peut assez facilement se trouver un équipage ou être manipulé par ma magie ; je suis capable de guider navire et tombes naviformes vers mon monde, alors guider le navire que j’ai passé près de deux millénaires à construire c’est facile. Cela étant, j’en use principalement comme demeure lorsque je suis sur Terre… et qu’il est rendu plus esthétique par le charme suscité. Je continue de l’agrandir, bien évidemment, mais croyez-moi qu’il flotte déjà très bien, surtout considérant son matériau de base…

Histoire

✧ Quand et comment êtes-vous arrivé en Amérique ?
Un peu d’histoire, donc. Thorvald Asvaldsson est banni de Norvège à la suite d’un meurtre et s’installe au nord-ouest de l’Islande vers l’an 970. Son fils Erik, dit "le Rouge" en raison de la couleur rousse de ses cheveux et de sa barbe, l’accompagne et fait quatre marmots dans ces années-là : Lief, Thorvald et Thorsteinn avec une femme, Freydis avec une autre. Histoire de poursuivre la tradition familiale, Erik est aussi banni d’Islande pour meurtre et fonde la première colonie européenne au Groenland vers 985. Ses gosses l’accompagnent… et vous voyez venir la suite je suppose.

En tant qu’explorateur, le premier voyage de Leif l’emmène aux Hébrides puis en Norvège vers l’an 1.000. Il met les pieds à la cour du roi qui le convainc de se convertir au christianisme, qui massacre allégrement la tradition odinique. Heureusement, de retour chez lui, il se prend la tête avec son père profondément païen, et ça fout le bordel. Histoire d’arrêter de se prendre la tête, Leif se concentre sur l’histoire d’un marchant, Bjarni Herjolsson, qui prétend avoir aperçu des terres à l'ouest du Groenland. Lui achetant son navire et rassemblant un équipage de trente-cinq hommes pour monter une expédition vers le pays que Bjarni avait décrit, Leif invite son père mais Erik se casse la gueule à cheval et interprète cela comme un mauvais présage ; on a vu mieux comme tentative d’homicide surtout que, jusqu’à preuve du contraire, c’en était pas une. Après, les frangins et la frangine accompagnent tout de même.

Suivant la route inverse de Bjarni Herjólfsson, parce que pourquoi pas, Leif découvre d'abord un endroit rocheux et désolé qu'il nomme Helluland, le "pays de la pierre plate" ; parce que pourquoi pas aussi. Il s'agirait probablement de l'île de Baffin. Après s'être aventuré plus loin par la mer, il décroche une deuxième fois dans une côte boisée qu'il nomme Markland, le "pays de la forêt". Il s'agirait presque certainement du sud de l'actuel Labrador ; la région canadienne, pas le chien. Enfin, après deux jours de plus en mer, il découvre une zone verdoyante avec un climat doux et des approvisionnements abondants en saumon. À l'approche de l'hiver, Leif décide de camper là-bas et sépare son groupe en deux : l'un pour rester au camp et l'autre pour explorer le pays. Au cours d'une de ces explorations, l’un de ses membres d’équipage découvre que la terre est pleine de vignes et de raisins. Il s'agirait probablement du site actuel de Bay St Lawrence au nord de l'île du Capbreton en Nouvelle-Écosse. Comme il nomme tout ce qu’il découvre par ce qu’il voit, Leif appelle donc le pays Vinland, le "pays du vin". Non mais c’est pratique comme méthode, on comprend tout de suite de quoi on parle avec ; enfin, à l’époque. Bref, quand lui et son équipage construisent une petite colonie, ils l’appellent Leifsbudir ; les maisons de Leif. D’ailleurs, le jour où le frangin Thorsteinn, à la tête d’un campement provisoire, voit arriver trois canoës avec trois indigènes maniant trois grandes perches, il suit cette logique est les appellent les Skraelings, les "difformes". La première tentative de communication se termine comme souvent par un bain de sang et les futurs amérindiens reviennent plus nombreux ; Thorsteinn est tué durant la bataille. Après, à part les locaux, c’est plutôt cool le Vinland : du blé et de la vigne sauvage suffisantes pour leurs bovins même en hiver, des cours d’eau gorgés de poissons, des forêts peuplées d’une faune abondante et des marées importantes. Un Odin oublié là plusieurs siècles plutôt, aussi.

Après avoir passé l'hiver au Vinland, Leif retourne au Groenland au printemps avec une cargaison de raisins et de bois. De retour chez Papa, celui-ci décède à la suite d’une épidémie et c’est là que j’entre en scène ; mort de pailles, vous vous rappelez ? Du coup, pendant que j’accompagne le rouquin dans mon monde, Leif  reprend ses fonctions de chef du pays et encourage d'autres expéditions de ses proches vers celui de l'ouest. Les proches étant donc le frangin et la frangine restant, Thorvald et Freydis pour rappel. Sur les trois drakkars et parmi les cent-soixante membres d’équipage de l’expédition de Thorfinn Karlsefni, ils vont encore plus au sud du Markland et longent des côtes de plages sableuses entrecoupées de baies et de rivières qu’ils appellent Furdustandir, les "splendides plages". Comme Leif n’est plus là et qu’il faut enlever son territorialisme pour le remplacer par un autre, Thorfinn renomme Leifsburdir en Hóp, la "lagune". Aidé de la sagesse d’Odin, il parvient à échanger des peaux avec les Skaelings jusqu’à ce qu’un taureau foute le bordel et que la guerre recommence ; avec le recul et la connaissance qu’Odin est un dieu de la guerre doublé d’un fouteur de merde, je me demande s’il n’est pas un peu impliqué. Passons, les combats sont violents et coutent la vie à Thorvald tandis que Thorfinn et Freydis abandonnent Hóp pour s’installer à Straumfjörðr, le "fjord des courants" ; pas besoin de développer plus, si ce n’est que c’est sur l’île de Terre-Neuve. Pendant que le Allfather juge qui est digne de sa Valhöll désormais que les mortels sont de nouveaux en guerre, je récupère tous ceux dont il ne veut pas comme je l’ai toujours fait ; on est en 1.010.

✧ Quelle image les humains ont-ils de vous ?
Joker ? Non, j’ai pas le droit ? Bon alors, je dirais que ça dépend de quels humains ont parle. Globalement, ils sont tous d’accord pour dire que j’ai "la moitié du visage plongée dans les ténèbres de la mort et l’autre dans la lumière de la vie". Ce que cela signifie cependant est libre à interprétation.
L’interprétation chrétienne fait de moi une créature d’une laideur effroyable avec un côté noir et pourrissant tandis que l’autre est livide. La reine de neuf mondes infernaux avec pour seuil la Perfidie, pour lit la Maladie, pour écuelle la Disette, pour couteau la Faim et je vous renvois à mes attributs pour savoir ce que j’en pense…
L’interprétation odiniste et de l’Ásatrú moderne dit que l’un de mes côtés serait d’une beauté inhumaine tandis que l’autre serait à l’état cadavérique, parfois rongé par les vers et/ou pourrissant. C’est à moitié-mieux, seulement à moitié. Le truc étant que, chez les scandinaves,  la beauté passe par une peau claire et des cheveux blonds ou roux, ce qu’il faut bien avouer que je n’ai plus depuis un certain temps.

Pour fournir une interprétation quand à mon apparence actuelle, il faut aller dans mon évolution au sein des Amériques suite au départ des vikings et à la disparition du culte qu’ils me vouaient. Estimé au XVe siècle, la fin des comptoirs scandinaves précède de peu l’arrivée des autres européens sur le continent et qu’est-ce qu’ils ont amené avec eux ? A part des maladies et des armes à feu ? Des esclaves, oui, bonne réponse ! Habituée à me tourner vers les gens dont personne ne veut, c’est à travers les croyances d’esclaves que j’ai pu me perpétrer. Certains d’entre eux se croyaient abandonné de leurs dieux et je les ai donc approchés afin de leur parler d’une divinité bienveillante de la mort, une chose entrant parfois en écho avec les Guédé du panthéon vaudou et permettant surtout d’avoir une oreille attentive et rassurante vers qui se tourner. Lorsque ces derniers ont fini par arriver à leur tour, on a plutôt cherché à collaborer qu’à se disputer les croyants. Les Guédé sont une famille d’esprits psychopompes bruyants, grossière et sexuels aimant rire et s’amuser, il était donc plutôt question de me décoincer en leur compagnie même si les croyants que je leur "piquais" m’ont imaginée à leur manière et faite suivre le chemin inverse que Mikael Jackson.

✧ Reste-t-il beaucoup d'humains qui croient en vous ?
Ma vie en est au point où je me lève tous les matins du pied gauche pour essayer d’avoir un peu de chance dans ma vie. Comment ça, ça ne répond pas à la question ? Se lever du pied gauche c’est être de mauvaise humeur, on est d’accord. Ensuite, l’humeur quand elle vient du corps, c’est la défécation ; la merde, si vous préférez. Et marcher du pied gauche dans la merde ça porte bonheur, non ? Donc je suis tellement dans la merde que je me massacre le moral à essayer d’avoir de la chance.

Du coup, non, il ne reste pas beaucoup de croyants en moi. La renaissance du mouvement Ásatrú, littéralement "croyance den les Ases", depuis la fin des années soixante et le début des années soixante dix m’a permis de reprendre mon indépendance des Loa Vaudous, avec qui j’entretiens de très bonnes relations, bagarres et grossièretés, mais une vingtaine de millier de croyants dans le monde c’est peu pour un panthéon aussi important que celui des Ases et des Vanes. Tant mieux si cela augmente avec le temps et les actions du Vieux, l’un des noms d’Odin, mais personnellement je paris pas là-dessus pour survivre.

C’est pour ça que je fais le travaille que je fais. J’entretiens un petit culte de personnes qui croient en moi, comme accompagnante que ce soit de leurs derniers instants de vie ou de leurs premiers instants de mort, et cela me permet de survivre.

✧ Pourriez-vous céder aux Nouveaux Dieux et vous moderniser ?
Pour moi la mort n’est ni un produit mercantile ni quelque chose qui laisse passif, comme certaines façons modernes de vénérer font. J’accompagne des gens dans leur dernier voyage et suis horrifiée de voir comment le premier de nombre de personnes se limite à se divertir en attendant la fin. Qu’Odin m’ait bannie d’Asgard ou non, Freyja et lui m’ont confié un monde entier, l’au-delà où terminent la plupart de nos croyants. Des croyants qui partagent des valeurs et une éthique, qui cherchent à construire et à vivre selon leurs choix, non à consommer et à se laisser vivre tout en refusant d’être jugés pour leurs actions et inactions. Il ne s’agit même pas de considérer ce que j’ai à gagner à céder aux Nouveaux Dieux, il s’agit de refuser cette modernité aliénante : elle traite les humains de la même manière que ceux-ci traite leur bétail, les domestiquant pour qu’ils se conduisent eux-mêmes à l’abattoir, et c’est à mon sens plus horrible que les sacrifices que l’on a pu accomplir par le passé. Ainsi donc, non, je ne pourrais pas céder aux Nouveaux Dieux ; non parce qu’ils sont nouveaux mais bien parce qu’ils accompagnent une évolution de l’Etre Humain que je ne veux pas cautionner et encore moins encourager.

✧ Racontez nous un souvenir de votre vie en Amérique
Ma main se pose sur la poignée, seule partie métallique d’une porte autrement en bois. D’une pression, je fais basculer le levier puis pénètre dans la chambre. Le Symphony of South Shore, situé dans South Shore comme c’est finement insinué, se veut digne d’un hôtel de qualité tout autant qu’un modèle d’hospitalité. Le mobilier est de bois et accompagné de plantes vertes, les draps du lit sont à carreau alors qu’ils reposent sur une forme allongée, les murs sont beiges à l’exception de celui percé d’une fenêtre qui est brun. C’est devant celle-ci, à côté du radiateur électrique, que la silhouette âgée de Rachel Richards se tient. Elle a quatre-vingt huit ans et pas la bonne couleur de peau pour être ici, pourtant elle y était. En plus d’une maison de retraite, c’est un centre de convalescence et c’est là la raison pour laquelle la rousse s’y est retrouvée pour la première fois, longtemps avant mon arrivée. La retraite après une vie dans les forces de l’ordre l’avait conduite à être la cible d’une vendetta, ayant été tabassée à mort dans le Garden of the Phoenix un peu plus au nord. Après son hospitalisation, elle était venue faire sa convalescence ici ainsi, lorsqu’elle n’a plus eu l’âge pour s’occuper d’elle-même, elle est revenue. Et on s’est rencontrées.

« Au final tu as cru en moi, lui dis-je avec un sourire ; ou un demi-sourire, plus exactement. Merci. »

Elle se détourne de l’extérieur pour se retourner vers moi alors que je m’arrête au niveau de son lit. Elle me fixe de ses yeux d’un vert délavé. Elle n’exprime ni peur ni dégoût, me faisant face alors qu’elle me voit comme je suis réellement. D’avoir la vie qu’elle a eue, Rachel n’avait pas peur de la mort ; il y avait même des moments où elle l’avait souhaité. Orpheline de mère et fille d’un politicien à une époque où la corruption était partout, elle s’était mariée jeune et avait porté un enfant de son Franklin avant de les perdre, tous les deux. Je n’ai jamais connu les détails de cette histoire, elle n’a jamais voulu me les raconter. Son dossier ne mentionne que son internement dans une clinique psychiatrique où elle s’est reconstruite. Après sa sortie, elle s’est dédiée à la justice et au maintient de l’ordre. Elle y a fait carrière aussi longtemps qu’elle a pu, subissant les risques du métier. Des blessures, oui, et de nouvelles pertes également ; des amis, des enfants d’amis. Elle faisait parti des intègres, des idéalistes même, et cela ne lui a jamais simplifiée les choses. Elle a pris sur elle jusqu’à ce qu’elle ne soit plus en âge de le faire. Elle aurait continué, si la santé avait suivit le rythme. Ce n’est pas le cas. Et, pendant vingt-cinq ans, cela a empiré. Jusqu’à aujourd’hui.

« Miss Hel prend un tout autre sens, oui. Mais sinon… comment dire… c’est normal que tu… prennes de l’avance ? »

D’une main, elle me désigne la partie gauche du visage et cela me faire rire un instant. Ses croyances étaient complexes mais plus philosophiques que spirituelles cependant, on en a longuement discuté. Ses grands-parents lui avaient parlé de l’Helhest une fois dans son enfance mais elle avait depuis longtemps oublié, quand bien même les légendes anciennes dont je lui avais parlé avaient trouvé quelqu’écho chez elle. Rachel était une Américaine avec un grand "A" : avec des origines danoises, allemandes, britanniques et italiennes mais pas les cultures qui allaient avec, elle était de partout et de nulle part à la fois. J’aimais sa façon de parler de la mort malgré tout, y voyant un cycle contre lequel il ne fallait pas lutter bien qu’elle l’ait fait plusieurs fois dans sa vie.

« Oui, c’est normal. Je me suis faite toute belle, c’est ton départ après tout.

- Tu vas faire des heures supplémentaires pour moi ? »

Ma main gauche, en décomposition, se pose sur le pied du lit alors que la droite s’en vient me masser la nuque, passant de la partie vivante à la partie morte de mon corps en un même geste. Mon regard, lui, s’en va sur le corps étendu sur le lit, la rousseur ayant laissée place à la blancheur et les rides ayant défiguré un visage autrefois saillait mais joli tout de même. Rachel me rejoint dans maa contemplation d’une vieille femme partie paisiblement dans son sommeil. Elle n’aurait pas pu partir mieux, je crois, et je sais qu’elle attendait cela depuis un moment. On a eu amplement le temps d’en discuter, la préparant à l’événement et se familiarisant avec l’idée de mourir. C’est d’ailleurs grâce à cela que j’ai pu lui parler des différentes conceptions de la mort et de l’au-delà, essayant de la guider vers la mienne. Cela a marché, d’une certaine manière.

« Plutôt l’inverse, plaisante-je légèrement.

- Racontes-moi encore une fois comment cela va se passer. J’aimerai l’entendre, pour me rassurer. »

Avec un sourire aussi bienveillant que je le peux, je fixe la vieille femme à mon côté, ne la surplombant pas tant que cela tant elle a été grande par le passé. Je comprends ses craintes, elle a déjà extrêmement bien réagit à tout cela quand on y pense. Ca ne me surprend pas d’elle. Son petit côté paradoxal me manquera, à la fois posée mais parfois impulsive, à la fois douce mais parfois violente, à la fois sage mais parfois naïve. Peut-être que je m’y retrouve plus que je ne le crois.

Je me recule d’un pas, lui désignant de ma main gauche la porte d’entrée de cette chambre par laquelle je suis venue à l’instant, et entreprends de lui raconter une nouvelle fois ce qui arrivera lorsqu’elle aura franchi le seuil.

Je lui raconte comment vont se passer ses funérailles, lesquelles lui donneront l’occasion de revoir une dernière fois ses proches ; même si eux ne pourront pas la voir. Enfin si, mais dans son cercueil.
Je lui raconte comment je laisserai les autres faire leurs adieux en lui tenant compagnie à elle, pouvant transmettre d’éventuels messages de sa part s’il est des choses qu’elle n’a pas dites.
Je lui raconte comment je resterais seule auprès de la tombe, m’agenouillerais devant celle-ci lorsque tout le monde sera parti.
Je lui raconte comment, une fois que j’aurai posée ma main sur le sol la paume ouverte, son cercueil jaillira de terre comme un bateau émergeant des flots.
Je lui raconte comment je lui tiendrais la main afin qu’elle embarque, grimpant sur cette petite barque funeste.
Je lui raconte comment je grimperais à mon tour, m’asseyant sur le couvercle ouvert, à l’arrière.
Je lui raconte comment je prendrais ses ongles, afin de payer la traverser.
Je lui raconte comment les Élivágar, les rivières à l’origine des mondes, nous emporterons entre les branches  d’Yggdrasil, l’Arbre des Mondes.
Je lui raconte comment on naviguera le long des aurores boréales pour descendre de Migdard, le Monde du Milieu, jusqu’à Helheim, le Royaume d’Hel.
Je lui raconte comment je lui offrirais la bénédiction d’Hel.
Comment je l’accueillerai chez moi.

Derrière l'écran

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# Re: Miss Hell, la gagnante du concours de beauté des morts-vivants   
Lun 12 Mar - 10:21


Félicitations !



Une très jolie fiche encore une fois ! Tu connais la maison mais bon, voilà le topo quand même hein Razz


Maintenant que tu es validé(e), tu peux jouer parmi nous et profiter des joies d'être un Dieu (ou pas) ! Mais avant cela, il y a quelques étapes à accomplir. Nous te demandons dans un premier temps de venir te recenser ici afin de réserver ton avatar, ton dieu et ton métier.

De plus, tu as la possibilité à cet endroit, tu as la possibilité de demander un logement ou autre lieu ou d'ajouter ton personnage aux annexes si nécessaire.

Nous conseillons aussi fortement la création d'un sujet pour tes liens et tes RPs, bien que facultatif.

Tu pourras aussi créer des scénario ou des liens à pourvoir si jamais tu recherches un personnage. Ainsi que poster un sujet de communication ou un journal intime.





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Miss Hell, la gagnante du concours de beauté des morts-vivants
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