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 Thomasine Hobbes, Tiamat ou le Léviathan pour les intimes
Primordial Goddess
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Messages RP : 9

Emploi/activité : Consultante indépendante
Localisation : Nomade


# Thomasine Hobbes, Tiamat ou le Léviathan pour les intimes   
Lun 12 Fév - 12:46


Thomasine Hobbes




Identité

Autres noms :
Namma, Engur, Tiamat, l’Océan, le Léviathan, le Dragon du Chaos, l’Abysse,  Theli, Alpha Draconis, Thuban, Jörmungand, l’Ouroboros, Léviathan, le Démon Capital de l’Envie, le Grand Menteur, l’Etat, le dieu mortel, la déesse des Sorcières
Âge :
Variable de la vingtaine à la quarantaine en apparence
Une demi-douzaine de millénaires en vérité, dont 326 ans dans le nouveau monde
Nature :
Divinité primordiale, dragon, démon, grand ancienne
Origines :
Mythologies mésopotamiennes, apparu dans la sumérienne et perpétuée dans la babylonienne, puis reprise par les mythologies abrahamique, chinoise, scandinave, wicca et plus récemment lovecraftienne
Situation familiale :
Compliquée. Je sais que c’est toujours le cas mais attendez que je m’explique. Originellement, je suis mariée à Apsû et ensemble nous sommes les heureux parents de la mythologie mésopotamienne. Mais c’est jamais bon d’être le parent chez les dieux, n’est-ce pas ? Quand notre descendance commence à faire sa crise d’ado, elle assassine papa dans son sommeil. Bon, tout le monde est pas impliqué dans le coup d’état et donc faut choisir son camp. Avec mon fils Kingu, on donne naissance aux dragons histoire de venger Apsû mais c’est sans compter Marduk, la réincarnation de celui-ci, qui vient me défaire. Histoire d’être encore plus sympa, il me fend en deux et place ma tête dans le ciel, pour que mes larmes soient l’eau venue des nuages, et le reste de mon corps dans la terre, pour que mon sang serve de source à la magie. Et ça c’est que la première famille. Les millénaires et les migrations faisant, les anges du judaïsme me proposent de rejoindre leur famille : dans le livre de la création, je deviens Theli, le grand dragon qui entoure l’univers, se mord la queue et cherche un moyen d’entrer au paradis. Classe hein ? Sauf que dans le Livre de Job et quelques autres plus tardifs, je deviens le Léviathan, le dragon du chaos que Yahvé détruit et garde au frigo pour le repas de la fin du monde… ça c’était pas dans le contrat. Mais les chrétiens aussi ils aiment bien cette histoire donc on va laisser les choses ainsi, en rajoutant en plus que je me suis rebellée contre le Créateur c’est gratuit. Pas étonnant que j’aille voir les scandinaves pour essayer de me trouver une meilleure place avec ça, je veux dire c’est pas tellement être infidèle vu que je suis de base antagoniste à la fidélité au Seigneur, non ? Croyez-le, croyez-le pas, j’ai l’occasion de renaitre en tant que Jörmungand, fils de Loki et d’Angrboda, et, en plus de me faire changer de sexe, je me fais jeter dans l’océan en attendant que mon oncle/cousin Thor me massacre la tronche durant le Ragnarök. Après, les chrétiens gagnent contre les scandinaves donc on en restera à leur version de la fin des temps et moi j’ai intérêt de me tenir tranquille si je veux pas qu’on m’oublie. Okay, je suis aussi morte que je peux l’être mais, pas d’inquiétude, on sait être cool dans l’après-vie chez les chrétiens ! Surtout que je continue d’aller dragouiller les païens donc on n’a qu’à dire que mon âme c’est réincarnée en démon après ma mort pour m’adoptée au sein de la douteuse famille des sept démons capitaux. Evidemment, ça veut dire qu’on se permet de cramer les sorcières qui me vénèrent mais le Malleus Maleficarum c’est un détail de l’Histoire. Histoire qui continue son petit bonhomme de chemin pendant que je possède des femmes et répand le péché d’envie. Puis vient le début du XXe siècle, où l’écrivain H.P. Lovecraft se fait sa petite mythologie personnelle et mélangea mon patronage de la sorcellerie et mes attributs de Grande Déesse d’autrefois en tant que Grand Ancienne, une divinité extraterrestre enfermée sur Terre. Je me retrouve pendant féminin du célèbre Cthulhu au sein du Necronomicon et j’accouche d’Yig, le père des serpents, dont le père est également le grand-père du Cthulhu suscité. Fin du XXe, certains mouvements néopaganistes de la Wicca m’offrent similaire place et, en tant que l’une des Déesses Mères de leur culte, je me retrouve casée avec un Dieu Cornu. En bref, je suis l’une des rares créatures à pouvoir dire avoir eu des enfants et des petits enfants avant d’avoir eu des parents et à être morte et revenue à la vie à répétition. On résumera cela à un beau bazar que l’on appellera la polyandrie.
Orientation sexuelle :
Pansexuelle. S’il y a une seule personne qui s’en étonne après avoir pris connaissance de ma situation familiale, je me contenterais de dire que j’ai été des deux sexes et de plusieurs formes monstrueuses pour m’expliquer.
Occupation/Métier :
Consultante indépendante. Actuellement, je suis une prestataire de services et de conseils même si le domaine dans lequel je dispose d’un savoir-faire avéré n’est pas clair. Néanmoins, mon business se fait par le bouche-à-oreille dans des milieux où les reconnaissances académiques sont moins importantes que l’efficacité pratique donc je m’en sors plutôt bien. Pour faire court, j’aide des gens à réussir des trucs sans être trop regardante sur les gens comme les trucs, ce qui me conduit généralement dans le domaine de l’occultisme voire de l’illégalité. Cela me diverti, me rémunère et me pérennise de façon à ce que je puisse vivre aisément et côtoyer humains, anciens et nouveaux dieux de façon assez régulière ; c’est donc bien l’un des trucs dont je ne me plaindrais pas.
Particularités :
Bien qu’apparaissant sous la forme d’une femme blonde aux yeux bleus, de carrure moyenne et faisant 178cm pour environ 59kg, je dégage l’impression de quelque chose d’incommensurable. Les gens se tenant en ma présence peuvent se sentir écrasés, plus ou moins fonction de leur sensibilité, comme s’ils faisaient face à une grosse masse invisible. Il n’est rien de très clair sur pourquoi je dégage cette impression lorsqu’on ignore ce que j’ai été mais la plupart des dieux arrivent à s’en accommoder sans grande difficulté. C’est juste une impression, après tout.
Ce qui l’est moins, mais tout aussi inquiétant, c’est le fait que je sois une bête-humaine. Malgré une dualité de comportement social et naturel, je considère que j’ai la liberté absolue de faire tout ce que je suis capable de faire tant que j’en maîtrise les conséquences. Je n’ai aucune notion de bien ou de mal, de juste ou d’injuste, de moral ou d’éthique. J’use donc des lois civiles et des conventions sociales lorsqu’elles sont à mon avantage mais ne m’y limite nullement ; ce sont des outils, tout simplement. Cela me rend dangereuse et bestiale car n’ayant aucune limite dans ce que je peux accomplir.
Pour cela, je suis réputée pour être une manipulatrice et une menteuse parmi les dieux. Consciente du contrat passé entre chaque individu afin d’abdiquer une part de sa liberté au profit d’une autorité commune avec les autres, je cherche à user des forces engendrées par cette association pour accomplir mes desseins ; chose qui implique que je reconnaisse ladite autorité, moyennant les transgressions que je puis lui faire. De même, consciente que la vérité est une construction culturelle et subjective, je l’utilise comme un moyen d’atteindre autre chose de l’exacte manière dont sont habituellement utilisés les mensonges ; d’un autre côté, vérités et mensonges ne sont jamais que des mots appartenant à un langage tout aussi culturel et subjectif.

Avatar : Natasha Henstridge (de ses 18ans à aujourd’hui)
Pouvoirs & Attributions

Etant venue au monde avec l’une des plus anciennes religions connues à ce jour et ayant été reprise dans nombre d’autres au cours des millénaires, j’ai accumulé beaucoup d’attributs à travers le temps. Plutôt que de passer par une approche fonction des mythes, je classerais fonction desdits attributs afin de garder une certaine simplicité.

Déesse Tutélaire
De part mon rôle de source de la magie dans les mythologies mésopotamiennes et dans la géomancie chinoise, de démon capital dans la démonologie des religions abrahamiques ainsi que de déesse des sorcières dans le wiccanisme médiéval et chez les grands anciens lovecraftiens, mon attribut le plus marquant est d’être une Entité Tutélaire. Je me dois alors de présider à la destinée d’un individu ou d’une collectivité, dépendant du culte et des contrats qui me lient aux mortels.
Chez les démonologues, je préside au péché de l’Envie, aux déplacements, aux voyages, aux déménagements et à l’instabilité. Généralement, je suis invoquée pour enseigner le mensonge, la duperie, la tromperie, à s’imposer en société et 70 langues différentes. Comme tout démon, il est possible de pactiser avec moi pour que je réalise un vœu* en échange de l’âme du contracté, récoltée à sa mort. Cette action conduira à une réaction en chaine à travers le temps qui permettra au contracté de finalement gagner ce qu’il a demandé, au détriment de quelqu’un d’autre. Evidemment, afin de minimiser au mieux la dépense d’énergie tout en respectant ce qu’il c’est engagé à fournir, le démon tend à interpréter librement la demande qui lui est faite ; toujours.
Chez les géomanciens et les sorcières, je suis une force tellurique et magique caractérisée par sa maîtrise du monde crée, utilisable dans l’intérêt du cabaliste voir dans celui de l’humanité. Je ne suis canalisable que par de rares élus, lesquels entretiennent avec moi un lien hérité de leurs ancêtres ou un pacte fait de leur vivant, et suis invoquée par des danses rituelles. A travers mon intermédiaire, les invocateurs sont capables de pratiquer sortilèges et enchantements magiques pour altérer la réalité ; je fais donc parti des dieux capables d’accorder des pouvoirs à leurs fidèles. Des sectes occultes dédiées à l’emploi de ce pouvoir existent toujours aujourd’hui et l’acquérir passe par la copulation avec moi.

Dieu Mortel
De part mon association avec l’Etat dans la philosophie politique et les sciences économiques ainsi que la perception des démons par les catholiques et les démonologues, je suis également un dieu mortel. Entité obscure, je prétends alors apporter quelque chose en échange du sacrifice de la liberté.
Chez les démonologues et les chrétiens, cela passe par la capacité à posséder un corps mortel*, pouvant être passager comme "conducteur" du corps et même le partager avec d’autres entités. La sœur Supérieure Jeanne des Anges, du couvent des Ursulines de Loudun, m’appréciait assez pour me considérer comme peu dérangeante, peu violente et s’accommodant entièrement avec sa propre humeur naturelle lorsque je me trouvais dans son front entre 1632 et 1634. Cependant, les religieux de l’époque me considérèrent extrêmement difficile à exorciser.
Chez les politologues et les économistes, cela passe l’abdication de chacun à une autorité commune ayant tendance à grandir toujours plus et étant dénuée de véritable visage au mieux ou monstrueuse au pire. Je possède donc une aura d’autorité qui conduit les gens de nature craintive ou docile à se soumettre naturellement à ma volonté tandis que les autres peuvent être plus enclins que d’ordinaire à obéir, même si ce n’est en aucun cas assuré.

Ouroboros
De part mon apparence dans les mythologies mésopotamiennes par la suite reprise dans les religions abrahamiques et scandinaves, je suis également un Ouroboros. Bon, il est évident que je n’ai plus la forme physique d’une force chthonienne entourant la totalité du monde existant ; cela compliquerait beaucoup les interactions avec les gens et ne servirait absolument à rien, mine de rien. Je n’en possède pas moins l’attribut du serpent se mordant la queue, lequel a diverses significations fonction des interprétations.
Chez les mésopotamiens et les alchimistes, je suis un élément unificateur symbolisant l’Un qui développe le Tout et le Tout qui retourne à l’Un. Liée au cycle de l’eau et à celui de la vie, de la mort et de la renaissance, je suis une force créatrice à la fois changeante et immuable mais aussi un perpétuel retour, un cercle indéfini de renaissances et une continuelle répétition. Ainsi, quoi que l’on me fasse, cela entrera dans un cycle qui ne saurait être rompu. Fonction de ma position dans ce cycle, mon apparence physique est plus ou moins jeune mais il me permet également de pouvoir guérir de n’importe quelle blessure, généralement très rapidement.
Chez les juifs, les scandinaves et les chrétiens, je suis un dragon-serpent de mer si colossal qu’il entoure l’univers, le monde ou peut bousculer l’ordre et la géographie de la planète. Lié au cataclysme, je suis une force d’autodestruction et d’anéantissement, le genre qu’il faut pourfendre à un moment ou un autre même si elle ne saurait survivre à sa propre violence. Seule la force de Dieu ou d’un dieu majeur comme Thor ou Marduk peut surclasser la mienne, ce qui implique donc que j’ai une force herculéenne.
Enfin, dans certaines interprétations philosophiques, je suis une synthèse des opposés cités précédemment. A l’instar de Yang et du Yin, je serais la complémentarité entre la création et la destruction, chacune ayant un rôle dans l’autre. La chaine alimentaire en est témoin, la destruction d’un être permet la survie d’un autre qui permettra elle-même la création à un moment donné ; une création qui perpétuera la destruction. Cela ne me confère aucun pouvoir, étant juste un complément aux deux visions précédentes auquel j’adhère personnellement.

Monstre du Chaos Primordial
De part mon origine première au sein des mythologies mésopotamiennes et de son évolution au travers des mythologies abrahamiques, chinoises, Wicca et lovecraftiennes, je suis enfin une Entité du Chaos Primordial.
Chez les mésopotamiens,  dans le wiccanisme et au sein des grands anciens, cela me permet d’être une déesse mère. Symbole de l’énergie féminine, de la nuit, de la magie, de l’eau, de la terre et de la fertilité, je suis associée par les uns à la lune et par les autres à vénus. J’incarne alors les forces de la nature permettant de donner la vie, que cela soit pour des dieux, des monstres comme les dragons ou encore des hommes*.
Chez les mésopotamiens, dans les mythologies abrahamiques, chinoises et lovecrafiennes, cela me conduit à être un monstre dont la forme exacte diffère selon le mythe. Même si j’ai aujourd’hui forme humaine et suis bien trop faible pour prendre ces apparences antédiluviennes, je n’en reste pas moins capable de me métamorphoser pour prendre des formes serpentines ou draconiennes. N’augmentant ni ne diminuant ma force, ces métamorphoses m’offrent cependant l’accès au venin ou au souffle élémentaire.
Chez les mésopotamiens exclusivement, je personnifiais les eaux salées des océans et l’eau venue des nuages, soit la pluie. A cette époque, je pouvais ainsi contrôler les climats maritimes et océaniques afin d’apaiser ou de déclencher tempêtes et tsunamis. Avec l’apparition de l’Ouroboros cependant, j’ai perdu ces pouvoirs.

*NdA : les pouvoirs ainsi marqué peuvent devenir problématique en termes de jeu. Si jamais je suis amenée à les utiliser, ils le seront avec l’accord préalable du/des Joueur(s) impliqués dans le RP voir du Staff si l’implication dépasse le cadre du simple RP.

Histoire

✧ Quand et comment êtes-vous arrivé en Amérique ?
Salem Village, comté d’Essex, Massachusetts. L’hiver est glacial, la communauté est assiégée par les Amérindiens et est dépourvue de gouvernement légitime. La foi est ce qui leur permet de tenir, d’autant plus forte que la période est aux luttes intestines et à la paranoïa puritaine. Betty Parris et Abigail Williams, respectivement fille et nièce du révérend Samuel Parris, se mettent à agir d’une curieuse manière ; elles parlent une langue inconnue, se cachent et trainent des pieds en marchant. Les médecins consultés ne parviennent pas à identifier le problème, l’un d’entre eux conclut à une possession démoniaque. Alors que le révérend Parris et les autres notables de la ville pressent les jeunes filles de dénoncer ceux qui les ont maudite, voici qu’Ann Putnam, que Betty Hubbard, que Mercy Levis et Mercy Short, que Susannah Sheldon et que Mary Warren commencent à présenter les mêmes symptômes. Les trois premières femmes accusées sont Sarah Good, Sarah Osborne et Tituba. La première Sarah est la fille déshéritée d’aubergiste dont l’adolescence a été marquée par le suicide de sa mère, une mendiante louche qui murmure quand on lui donne de la nourriture. La seconde Sarah est une vieille femme, alitée, qui a gagnée la réprobation générale en captant l'héritage des enfants de son premier mari pour le remettre à son nouvel époux. Enfin, Tituba est l’esclave de Samuel.

C’est le premier mars que les trois femmes sont officiellement accusées de sorcellerie et mises en prison. D’autres accusations suivent rapidement : Dorothy "Dorcas" Good, la fillette de la mendiante alors âgée de 4 ans qui aurait mordu "comme un animal" à plusieurs reprises les accusatrices, Rebecca Nurse, une grand-mère malade et pieuse, Abigail et Delivrance Hobbs, Martha Corey ainsi que le couple Elizabeth et John Proctor. Les prisons se remplissent progressivement mais, sans forme légitime de gouvernement, les 80 accusés ne peuvent être jugés. La vieille Sarah meurt en prison tandis que la mendiante accouche d’une petite fille et que plusieurs autres accusés sont malades.

Fin mai, le gouverneur royal du Massachusetts William Phips arrive et institue une cour afin "d’entendre et de décider". Durant l’été, celle-ci est en session une fois par mois. Une seule accusée est relâchée après que les jeunes accusatrices se rétractent à son sujet. Tous les autres procès se terminent par la condamnation à mort de l’accusé pour sorcellerie. Seuls ceux qui plaident coupable et dénoncent d'autres suspects évitent l'exécution capitale. Elizabeth et une autre femme bénéficient d'un sursis à exécution parce qu’elles sont enceintes ; bien que condamnées, elles ne seront pendues qu'après la naissance de leur enfant. Une série de quatre exécutions a lieu au cours de l'été, avec la pendaison de dix-neuf personnes au nombre desquelles : un ministre du culte respecté, un ancien policier qui a refusé d'arrêter davantage de prétendues sorcières et trois personnes disposant d'une certaine fortune. Six des dix-neuf victimes sont des hommes ; la plupart des autres sont de vieilles femmes misérables.

Le procès s’achève finalement en octobre, après l’exécution de vingt-cinq personnes, lorsque le gouverneur royal me un terme à la procédure suite à l’appel formé par le clergé bostonien dont le ministre du culte Increase Mather publie Cas de conscience regardant les esprits maléfiques où il déclare que "il apparaît préférable que dix sorcières suspectées puissent échapper, plutôt qu'une personne innocente soit condamnée". Les accusés survivants sont progressivement mis en liberté jusqu’au printemps suivant.

Nous sommes en 1692 et, reconnue comme patronne du péché d’envie au début du siècle, j’ai déjà été impliquée dans les affaires Gaufridy, de Marie de Sains, des démons de Loudun et des possessions de Louviers en plus d’avoir titrée le chef d’œuvre de philosophie politique de Thomas Hobbes. De nombreuse fois évoquée au cours du procès, je marque la croyance de la jeune Dorothy. Ayant avouée être une sorcière et avoir vu sa mère pactiser avec le diable lors de son interrogatoire par les magistrats locaux en mars, la fillette de quatre ans est la plus jeune condamnée et voir sa sœur nouvelle-née mourir de mal nutrition et des conditions d’emprisonnement ainsi que sa mère être pendue rend sa foi sincère et pure. Elle est une sorcière et c’est après avoir rêvée de sa défunte mère lui offrant un serpent qu’elle se retrouve accompagnée de ma première incarnation dans le nouveau monde. Elle est une sorcière et je lui parle puis suce son sang afin qu’elle en devienne réellement une. Son père William réussit finalement à réunir la caution de 50£ et Dorothy est relâchée en décembre, après à 9 mois d’emprisonnement.

Sous la forme du familier, je passe les quatorze années suivantes à lui faire profiter de mes enseignements sociaux et occultes. Dorothy s’adonne à l’envie et aux voyages, mentant, dupant et trompant, réussissant en société malgré son instabilité. Lorsque sa majorité arrive, elle est devenue une belle jeune femme bien loin de ce à quoi la condition sociale de ses parents la destinait. Tout a changé grâce à moi et je demande à mon amie de toujours si elle n’accepterait pas de tout changer pour moi aussi. Elle accepte, "tout ce que je veux". C’est ainsi que j’obtiens ce corps que je n’ai plus quitté depuis plus de trois siècles.

✧ Quelle image les humains ont-ils de vous ?
Les humains n’ont jamais vraiment été capables de se faire une image de moi. Pour les plus anciennes croyances, je suis un dragon et un serpent de mer de plusieurs kilomètres de long mais j’ai parfois des traits d’hippopotame, d’onagre, de biche, d’autruche, de lion et de buffle également ; quand ma gueule n’est pas l’entrée des enfers ou ma tête ce qui permet de faire pleuvoir. Pour les croyances plus récentes, il y a plusieurs écoles :
Celle du monstre, héritée des précédentes, qui se rapproche plutôt d’un dragon ailé ou d’un simple serpent. Bien plus petit que les précédentes formes, il n’en reste pas moins d’une taille variable pouvant aller d’un serpent commun à celle d’un dragon de plusieurs mètres.
Celle de l’entité, incorporelle et inappréhendable, qui me limite à une influence inconsciente ou carrément une voix dans l’esprit. Généralement, elle s’accompagne de la capacité à posséder les corps et donc de ressembler à peu prêt à qui je veux, malgré une préférence documentée pour des hôtes de sexe féminin.
Celle de la déesse, liée au cycle de la lune ou de la vie, dont la forme humaine passe par les étapes de la jeune fille, de la mère, de la vieille femme et de la mort avant de recommencer. Ironiquement, si je possède un corps suffisamment longtemps, il commencera à suivre ces étapes également.

✧ Reste-t-il beaucoup d'humains qui croient en vous ?
Bien que je sois principalement un élément mythologique, comme chez les mésopotamiens, les abrahamiques et les scandinaves, et donc que les humains ne croient pas directement en moi, la présence d’un petit nombre cultes et de sectes en mon nom a toujours existé au travers des âges sous l’influence de la géomancie chinoise et de la sorcellerie européenne. Aujourd’hui que les croyants actifs se font rare, j’entretiens ces organisations au mieux marginalisées et au pire persécutées afin qu’elles continuent de me maintenir en vie face aux nouvelles incarnations du monstre et de la science. Néanmoins, je ne suis pas totalement étrangère à celles-ci grâce à l’œuvre lovecraftienne qui me place comme divinité extraterrestre, le mythe de Cthulhu étant étonnamment présent dans l’inconscient collectif malgré le peu de connaissances qu’en ont la plupart des gens. Si ma condition de démon me place à mi-chemin entre modernité et ancien monde, à l’instar de celle de grand ancienne, c’est surtout la théorie politico-économique qui m’ancre réellement dans les croyances modernes. Et celle-ci, il n’est guère de monde pour pouvoir argumenter afin de la détruire, même si son aspect inconscient, comme il sied à vénérer les Nouveaux Dieux, est moins plaisant.  

✧ Pourriez-vous céder aux Nouveaux Dieux et vous moderniser ?
Bien évidemment : je l’ai déjà fait une demi-douzaine de fois dans mon histoire et, de mon point de vue, les Anciens Dieux d’aujourd’hui sont les Nouveaux Dieux d’hier tandis que les Nouveaux Dieux d’aujourd’hui sont les Anciens Dieux de demain. Juste que la période de transition ne se passe ni sans résistance ni rapidement.

Pour tout dire, j’ai déjà été approchée par les Nouveaux Dieux en 1979. Pour me recruter, ils m’ont présenté la métaphore moderne du Léviathan en tant que monstre qu’il ne faut pas réveiller, à savoir le Xénomorphe du film de science-fiction horrifique Alien. En ce temps-là, les extraterrestres étaient populaires, métaphore d’un communiste un peu plus visible car ressemblant moins à l’être humain, et la proposition initiale consistait à user de mon attachement à mes origines pour faire de moi la "déesse des monstres et des extraterrestres". D’une certaine manière, Lovecraft m’avait déjà définie ainsi en faisant de moi une Grand Ancienne et c’était une évolution logique que de me placer en grande déesse de cette autre inhumain, considérant mon apparence primordiale. De plus, le Jeu de Rôles Donjons & Dragons avait récemment introduite le personnage de Tiamat en guise de reine des dragons et il suffisait que celle-ci devienne célèbre pour me reconnaitre une filiation perdue depuis des millénaires tout en m’offrant un nouveau culte lié à mon péché d’envie. Une bien belle offre s’il en est. Mais, pour faire ma chieuse vu que l’occasion m’en était donnée, j’ai souligné que ce nouveau culte ne reprenait que la moitié de mes attributs actuels ; quid de l’Ouroboros philosophique et du dieu mortel politico-économique ? Sachant que l’Etat et les forces sociales desquelles il est souverain correspondent plutôt bien à cet aspect de création et de destruction ayant tendance à tourner en rond qu’est le serpent qui se mort la queue. Un compromis a été envisagé autour d’une "déesse de l’esprit-ruche", tout à la fois force sociale et monstrueuse, mais j’ai préféré prendre mon temps pour réfléchir.

Inutile de dire que les quarante ans écoulés depuis m’ont permis d’observer l’évolution mais pas de me décider. En effet, les mouvements néopaganistes n’ont peut-être pas la moindre chance de détruire les nouvelles idoles du monde mais ils n’en restent pas moins suffisants à faire survivre les anciennes. Ainsi, pour l’heure, je reste sur ma position. La guerre qui s’amorce risque de me forcer un choix car je me doute bien qu’il n’y a pas de civil dans le combat pour la survie.

✧ Racontez nous un souvenir de votre vie en Amérique
La couleur de la pomme que je tiens en main est similaire à celle de mes cheveux, l’éclairage de la pièce ne rendant guère justice à l’une comme à l’autre. Les nombreuses lampes à faisceau dirigé font leur office, faisant ressortir l’installation artistique claire face au sol, aux murs et au plafond sombres tout en laissant là la masse d’individus venu au Brooklyn Museum assister à l’inauguration de The Dinner Party. L’artiste, Judy Chicago, est une quarantenaire active depuis le milieu des années 60 et dont les premiers travaux ont coïncidé avec l’émergence du minimalisme ; une tendance qu’elle a abandonnée depuis, voulant un travail d’avantage en adéquation avec ses convictions féministes. Les 39 tables à manger dressées, jointes l’une à l’autre et disposées en un triangle d’environ 15m de côté, sont le fruit de ces cinq dernières années. Chaque place est brodée du nom d'une femme célèbre et supporte des images ou des symboles qui lui sont liées, une serviette, des ustensiles de cuisine, un verre ou un gobelet et une assiette. Sur le socle, le "plancher du patrimoine" composé de 2.300 plaquettes de porcelaine retranscrit les noms de 999 femmes mythiques et historiques associées aux 39 convives. La première d’entre elle est la Déesse Primordiale et à ses pieds se trouve un simple nom : Namma.

Alors que la foule se presse autour de moi, laissant instinctivement une certaine distance afin de ne pas me bousculer comme elle se bouscule elle-même, je reste simplement là à regarder ce nom. Combien de millénaires que l’on ne m’a pas appelée ainsi ? Je ne saurais le dire. Ce nom n’a pas disparu, il a changé avec le temps pour devenir "mámmê" en grec ancien puis "mamma" en latin, mais il est utilisé pour désigner les mères et je n’en suis plus une depuis ma première destruction. Aux Amériques, je n’ai jamais été appelée ainsi. En Europe… je ne crois pas non plus. Et pourtant, ce nom est là, devant moi. C’est un choc et, désormais que la surprise est passée, mon âme roule sous le chaos des émotions. Je ne saurais dire ce que je ressens, quand bien même j’en saisis des parcelles comme de la nostalgie et de la joie larmoyante, ainsi je fais face hébétée.

Je n’ai pas besoin de le voir pour sentir son aura et je ne me tourne donc pas alors qu’une silhouette s’en vient interrompre ma contemplation en se posant à mon côté. Elle me parle de sa propre découverte de l’œuvre et des sentiments qu’elle a éprouvé, elle me parle du temps qu’elle a passé à chercher les détails complexes et les significations cachées, elle me parle de sa réflexion sur la portée sociale peut-être supérieure à sa valeur esthétique. Elle me parle du fait que nous vivons un moment historique, inconsciente que ce n’est pas cela qui m’atteint réellement.

Mes yeux bleus, rendus tout ronds par la faible luminosité, se tournent lentement vers le visage de mon interlocutrice, emportant mon propre visage avec eux. Elle se tait, enfin. J’en retourne à ma contemplation bien que mes pensées s’attardent un instant sur la déesse. Ces nouvelles divinités sont impersonnelles, dissolues, incarnations de concept plus que de créatures et résultant des comportements des humains plutôt que leur permettant d’expliquer ce qu’ils ne comprennent pas. Comment l’une d’entre elle pourrait-elle comprendre l’introspection égocentrique de contempler le fait que ce que l’on était à l’aube des civilisations n’a pas été complètement oublié comme on le croyait ?

Nous sommes un îlot de silence et d’immobilisme au milieu d’un flot de paroles et de mouvements. Je pourrais rester ainsi des heures, portée au travers de l’océan de mes sentiments et de mon passé. Mon interlocutrice est plus impatiente, pressée par un rythme de vie qui s’accélère toujours plus avec le temps. Il fut une époque où le soleil dictait la vie des humains, ceux-ci se levant avec lui et allant se coucher à son côté. Aujourd’hui, les humains ont leur propre soleil qu’ils allument d’une pression du doigt, contenant le symbole d’un pouvoir jadis absolu dans de petites prisons de verre. Je ne peux m’empêcher de manifester un sourire en coin méprisant à cette idée : autrefois, "Dieu dit "que la lumière soit" et la lumière fut" ; l’Homme, aujourd’hui, n’a pas besoin de mots. Viendra un jour où sa simple présence illuminera comme il croit que c’est déjà le cas. C’est un trait qu’il partage avec ses nouveaux dieux lorsqu’ils se croient propriétaires de cette réalité. "Il y a des dieux car la nature en a imprimée la notion dans toutes les âmes" disait Cicero au premier siècle avant cette ère. Jamais nous ne devons oublier de qui nous venons. Jamais nous ne serons autarciques et ce ne sont ni les Nouveaux Dieux ni les Anciens qui feront notre loi, mais bien les Hommes.

Regardant à nouveau la pomme au creux de ma main, je me dis qu’il serait illusoire de croire que les dieux sont ou ont été des fins en soi. Les humains n’ont cru en nous que pour pouvoir influencer le monde qui les entourait. C’est là que réside le secret de l’éternité : participer à un tout. La croissance exponentielle des Nouveaux Dieux est plus destructrice que constructrice et je suis sceptique quand au destin qu’ils offriront à l’Humanité. "Ce qu’il y a de plus pitoyable au monde, c’est, je crois, l’incapacité de l’esprit humain à relier tout ce qu’il renferme. Nous vivons sur une île placide d’ignorance, environnée de noirs océans d’infinitude que nous n’avons pas été destinés à parcourir bien loin. Les sciences, chacune s’évertuant dans sa propre direction, nous ont jusqu’à présent peu nui. Un jour, cependant, la coordination des connaissances éparses nous ouvrira des perspectives si terrifiantes sur le réel et sur l’effroyable position que nous y occupons qu’il nous restera plus qu’à sombrer dans la folie devant cette révélation ou fuir cette lumière mortelle pour nous réfugier dans la paix et la sécurité d’un nouvel obscurantisme." ; le Maître de Providence n’a pas fait que me permettre de me moderniser en tant que Tiamat, il m’a également fasciné. J’ignore si The Dinner Party sera capable de me revitaliser autant. Les humains sont la source de notre existence et le temps seul dévoilera quelle façon de croire est plus à même d’assurer notre survie comme la leur.

« Sois assurée que je considère votre offre, dis-je avec placidité, dont je vous remercie d’ailleurs. J’ai juste besoin de temps, pour réfléchir. »

Il n’est qu’une conclusion que je puis apporter à cela et je croque donc dans la pomme sans plus regarder mon interlocutrice à mon côté, la foule nous entourant ou cette pièce rappelant à tous d’où vient la vie.

Derrière l'écran

Pseudo : Amaranth
Âge : 23 ans
Pays : France
Comment avez-vous connu le forum ? Recherche Google d’un RPG dans l’univers d’American Gods
Un dernier mot ? Forum esthétique au contexte bien exposé, bravo à vous ! J’espère ne pas faire peur avec la reprise de cette divinité précise et me tiens bien évidemment prêt à la modération Wink



EDIT : je m'excuse de la déformation du code entre les parties Identités et Pouvoirs & Attributions. J'ai cherché à comprendre l'erreur mais n'ai pas réussi ^^"


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Fairy
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# Re: Thomasine Hobbes, Tiamat ou le Léviathan pour les intimes   
Lun 12 Fév - 14:49

Bienvenuuuuuuuuue !

Je suis ravie de voir un personnage aussi intéressant, elle est magnifique Petit avertissement cela dit, même si tout est pratiquement en place, nous ne sommes pas encore officiellement ouvert, il manque quelques petites choses par-ci par-là (comme, par exemple, la vérification du code qui avait fait buguer ta fiche).

Je lis ta fiche au plus, vu qu'elle est terminée (déjà !) et je te donnerai les retours rapidement ^^ Dans tous les cas, la petite erreur de code est réparée et ça n'est plus déformé Razz Si tu as des questions malgré tout, n'hésite pas à me MP




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Devil
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# Re: Thomasine Hobbes, Tiamat ou le Léviathan pour les intimes   
Lun 12 Fév - 21:59

Bienvenue sur le forum, j’ai commencé à lire ta fiche et autant dire que le personnage m’a l’air intéressant. Je passe tout le blabla administratif vu que Eira l’a déjà fait mais si besoin de quoique ce soit, n’hésites pas
Primordial Goddess
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# Re: Thomasine Hobbes, Tiamat ou le Léviathan pour les intimes   
Lun 12 Fév - 22:32

Merci pour les accueils comme l’édition de fiche Smile

Contente que le personnage vous plaise, j’ai fait de mon mieux pour retracer la généalogie du mythe du Léviathan même s’il y a des équivalents que je n’ai pas réussi à relier historiquement (je pense particulièrement à Quetzalcoatl, de la mythologie aztèque, que les hypothèses de Gustavo Nelin liaient à une influence viking et donc à une transformation de Jörmungand mais qui sont fortement improbables).

Je suis consciente que le forum n’est pas encore ouvert mais, suite au postage de la fiche de Grace, je me suis dit que je pouvais en faire de même. Je m’attendais à ce que la modération de mon personnage prenne quelques temps, du coup je me suis dis que cela laisserait le temps d’y réfléchir d’ici à l’ouverture. Merci de la vitesse des retours et j’espère ne pas trop perturber le planning.

Je n’hésiterai pas à MP en cas d’interrogation et, à ce titre, je viens de répondre au MP que tu m’as envoyé Eira Wink

Amicalement,


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# Re: Thomasine Hobbes, Tiamat ou le Léviathan pour les intimes   
Mar 13 Fév - 8:02


Félicitations !



Après une discussion entre admins pendant la soirée, nous avons décidé qu'au vu de ton style et la qualité de ta fiche, nous n'avions absolument rien à redire sur celle-ci ! Ta fiche est superbement écrite et le travail sur les différentes mythologies est vraiment remarquable, on est vraiment impressionné par ta fiche. Donc on ne peut que et féliciter et te souhaiter la bienvenue chez nous en espérant que ce petit serpent y fera bien son nid !


Maintenant que tu es validée, tu peux jouer parmi nous et profiter des joies d'être un Dieu (ou pas) ! Mais avant cela, il y a quelques étapes à accomplir. Nous te demandons dans un premier temps de venir te recenser ici afin de réserver ton avatar, ton dieu et ton métier.

De plus, tu as la possibilité à cet endroit, tu as la possibilité de demander un logement ou autre lieu ou d'ajouter ton personnage aux annexes si nécessaire.

Nous conseillons aussi fortement la création d'un sujet pour tes liens et tes RPs, bien que facultatif.

Tu pourras aussi créer des scénario ou des liens à pourvoir si jamais tu recherches un personnage. Ainsi que poster un sujet de communication ou un journal intime.





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# Re: Thomasine Hobbes, Tiamat ou le Léviathan pour les intimes   

 
Thomasine Hobbes, Tiamat ou le Léviathan pour les intimes
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